Le prix Émile-Nelligan 2011

Mahigan Lepage

Mahigan Lepage
Mahigan Lepage lauréat
du prix Émile-Nelligan 2011

Jean-Philippe Bergeron
Jean-Philippe Bergeron finaliste

Marie-Josée Charest
Marie-Josée Charest finaliste
Montréal, le 11 juin 2012 - C’est à Mahigan Lepage, pour son recueil Relief publié aux éditions du Noroît au cours de l’année 2011, que le jury a choisi, à la majorité, de décerner le prix Émile-Nelligan.

Benoit Jutras, président du jury, soulignait que ce recueil de Mahigan Lepage est une « proposition atypique dans la production poétique actuelle, Relief court-circuite avec audace et habileté les paramètres du récit au profit d’une écriture travaillée de l’intérieur par le trajet ébranlé et tragique de Romu, figure allégorique confrontée à la sauvagerie indifférente de l’espace boréal. »

Le jury, également composé de Denise Brassard et Nicole Brossard, avait sélectionné deux autres finalistes : Jean-Philippe Bergeron pour son recueil Géométrie fantôme (Poètes de brousse) « Matière archéologique, système d’apparitions et d’effacements, le corps se présente comme un prisme d’absolu, un rhizome de sens infini à partir duquel se réinvente l’identité d’un je ainsi que son rapport avec une figure féminine spectrale, tous deux soumis à l’expérience limite d’un deuil aussi agressif qu’impossible. », et Marie-Josée Charest pour Le reste du monde (Les Herbes rouges) « Vaste portrait composite d’une intranquillité qui va jusqu’à mettre en lumière le rapport amoureux dans son inachèvement et son désir de sauvegarde, cet ouvrage apparaît comme un mémorial puissant, celui d’un présent qui luit comme il peine ».

Au cours de la cérémonie, Michel Dallaire, le président de la Fondation, a remis
au lauréat une bourse de 7 500 $ ainsi qu’une médaille à l’effigie du poète
Émile Nelligan en présence de Claude Beausoleil, Poète de la Cité et lauréat du Prix Émile-Nelligan 1980. Les finalistes ont reçu 500 $ chacun.

Le lauréat obtient également une tournée de promotion d’une semaine à l’étranger offerte par l’Association internationale des études québécoises (AEIQ) dans un pays où elle est membre, et une invitation à participer au spectacle de clôture du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, l’automne prochain.

Rappelons que depuis 1979, au printemps de chaque année, ce prix de poésie couronne un ou une poète de 35 ans ou moins d’Amérique du Nord pour un recueil publié en français au cours de la dernière année et constitue une récompense plus qu'importante pour le poète en pleine émergence.


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Source : Manon Gagnon
Téléphone : 514 278-4657

www.fondation-nelligan.org | info[a]fondation-nelligan.org


Photos © Robert Etcheverry